La survenue d’exacerbation fréquente entraîne une aggravation
progressive de la fonction respiratoire, majorant
ainsi le handicap respiratoire et le risque de complications aiguës
et altérant la qualité de la vie.
Les signes de gravité immédiate d’une exacerbation peuvent-être : Cliniques
sur l’appareil respiratoire (dyspnée de repos) sur l’appareil
cardiovasculaire (tachycardie > 110/min) l’appareil neurologique
(confusion).
La prise en charge de ces exacerbations doit permettre de réaliser :
C’est une prise en charge globale de l’individu. Elle est définie
par l’European Respiratory Society (1997) comme : « un
programme multidisciplinaire dont l’objet est d’optimiser au quotidien
les possibilités fonctionnels et la qualité de vie des patients
présentant un handicap en relation avec une maladie respiratoire chronique,
dans le but d’atteindre un niveau optimal d’indépendance
et d’insertion dans la société »
Elle s’est imposée dans la prise en charge de la BPCO. La démarche
pluridisciplinaire, proposée au patient, comporte une évaluation
poussée de son état de santé, une optimisation de son
traitement médical, puis de nombreuses activités telles que
le sevrage tabagique, le ré-entraînement à l’effort,
l’enseignement thérapeutique, la kinésithérapie,
le suivi diététique, le soutien psychologique et social (Piperno,
2000).
La partie ré-entraînement à l’effort va permettre
de rompre la spirale infernale de la dyspnée et du déconditionnement.
L’utilisation du ré-entraînement doit respecter deux règles
fondamentales. La première est la compréhension de la maladie
et de « l’état » qu’elle provoque
chez le patient. La seconde est l’individualisation et l’adaptation
de la pratique pour être en adéquation avec les capacités
du patient.
La programmation d’exercices dépendra de quatre facteurs, la
période, la durée, la fréquence et surtout l’intensité des
séances d’activités physiques. L’intensité de
l’entraînement est la base de l’individualisation et de
la réussite du ré-entraînement.
Une intensité correspondant
au seuil ventilatoire (SV) présente deux avantages. D’une part,
le seuil ventilatoire est un bon paramètre illustrant la capacité aérobie
du sujet. D’autre part, il est relativement proche du seuil d’apparition
de la dyspnée, au-delà de cette intensité d’effort
la sensation de dyspnée est très désagréable pour
le patient.
Cette intensité est donc très bien tolérée et
est toujours adaptée au patient quel que soit son niveau physique de
départ. Le seuil ventilatoire se définit lors d’une épreuve
d’effort par analyse des échanges gazeux.
La réhabilitation provoque donc l’amélioration des capacités physiques et repousse le seuil de dyspnée, mais elle amène d’autres progrès. De nombreuses études avancent deux conclusions supplémentaires et très importantes. Les patients maîtrisent et appréhendent mieux leur maladie. De plus, leur qualité de vie est bien meilleure après la réhabilitation.
Il existe différentes modalités de réhabilitation, à l’hôpital en internat ou en externat, au domicile du patient. La durée varie aussi de six à dix huit semaines.
Pour les professionnels, l'accès au réseau se fait par la signature de
la charte de qualité du réseau.
Pour les patients, l'accès au réseau se fait par la signature de la
charte du patient "document d'information, de consentement et d'engagement".
Quel que soit le mode d'inclusion dans la réseau AIR+R :
Le patient doit signer un document d’information, de consentement et d’engagement
(voir page accueil) qui fixe les règles de fonctionnement du réseau, les contraintes
et les obligations que cette inclusion entend, dans le cadre du respect de la charte
de qualité déposée auprès de la Mission Régionale de Santé.
Il doit remplir une fiche d’identification et de suivi, figurant dans le Livr’Air qui lui est remis.
Dés réception de ces documents, le pneumologue référent dans le cadre du comité local de
coordination valide l’inclusion et établit un diagnostic éducatif initial, en liaison
avec son pneumologue, le pneumologue du centre et son médecin traitant.
Le patient est alors orienté vers l’association de patient dont il dépend afin qu’il
puisse participer aux activités physiques adaptées, aux séances d'éducations thérapeutiques
et aux groupes de parole proposés.
Le patient rentrant dans les catégories 3 et 4 est alors contacté par le professeur
d’activités physiques adaptées de l’association dont il dépend afin de déterminer
les modalités pratiques de la prise en charge et du suivi.
Les 4 types de post-réhabilitation :
Le LIVR’AIR : il comprend, outre la charte du patient :
L’information et la coordination
Ces éléments visés par le pneumologue référant sont communiqués régulièrement
aux médecins, kinés et tout autre professionnel dont le patient a souhaité l’information.
Ils font aussi l’objet d’une information auprès des services hospitaliers de pneumologie (publics et privés)
avec lesquels le réseau AIR+R a passé une convention lors de l’hospitalisation du patient.
Ces informations sont également transmises dans les mêmes conditions au centre de réhabilitation
dans lequel a séjourné le patient.
Le pneumologue et le médecin traitant complètent autant que de besoin les fiches de suivi
des visites et consultations et l’évolution de son traitement.